Premiers essais sur le terrain
Ayant terminé mon télescope au début de l’été, j’ai très vite pu apprécier sa compacité lorsqu’il s’est agi de charger la voiture familiale pour les vacances. Avec mon ancien télescope (T150), il fallait une caisse pour la monture équatoriale, et une cantine pour le tube et le trépied. Maintenant, tout le télescope tient dans un volume plus petit que la seule caisse de la monture de l’ancien télescope !
Les opérations de montage/démontage sont simples et assez rapides (de l’ordre du quart d’heure). La collimation est facile à réaliser grâce aux vis de réglage bien accessibles.
Côté performances, les premiers résultats sont plutôt prometteurs : par exemple, je peux enfin déceler une zone sombre entre noyau et partie externe de la galaxie d’Andromède , ce qui m’était inaccessible avec mon précédent télescope. Un test de magnitude limite sur un champ d’étoiles calibrées en magnitude m’a confirmé que le pouvoir collecteur de lumière de mon télescope était conforme à ce qu’on peut en attendre d’après les formules trouvées dans la littérature (magnitude 14 à 14,5 suivant les sources et le critère retenu) et que je gagnais environ une magnitude par rapport à mon T150.
Pour ce qui est du pouvoir séparateur, les résultats sont satisfaisants d’après de belles images de la Lune obtenues à grossissement 400 X. Toutefois, je ne peux pas encore me prononcer sur un critère objectif car je n’ai pas encore réussi de test sévère sur étoile double proche du pouvoir séparateur théorique (0,5 ‘’). Pour le moment, j’attribue cela à la turbulence plutôt qu’à la qualité du miroir, en attendant le ciel idéal qui me permettra de pousser le télescope dans ses derniers retranchements.
Côté confort d’utilisation : les mouvements sont assez agréables, le suivi à fort grossissement ne pose pas de gros problème (malgré la rusticité de la monture : c’est le miracle du Dobson !). J’observe debout ou assis, suivant l’altitude de l’objet observé. La monture azimutale me prive du confort du suivi équatorial, mais elle offre l’avantage d’un porte-oculaire toujours bien orienté.
En conclusion, je suis l’heureux possesseur d’un Dobson fait de mes mains et qui me donne satisfaction.
Sources et remerciements
Parmi toutes les personnes qui m’ont aidé, merci tout particulièrement à Vincent Le Guern pour sa description du Valiscope dans Pulsar (n° 739 et 740 parus en juillet et septembre 2000), à Pierre Strock pour sa description du Strock 250 sur le site de Magnitude 78 (http://www.magnitude78.fr), à Yves Lhoumeau et Jean-Marc Becker pour leur site consacré à la taille de miroir (www.astrosurf.com/telescopeamateur). Ce dernier a été un utile complément à la littérature consultée par ailleurs (Texereau, Lecleire).
Lire la page dédiée à la réalisation du miroir
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